Jean-Pierre MARCOS

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Le 2e mercredi du mois
à 20h30
au local
1re réunion le 9 octobre

« La psychanalyse a consistance des textes de Freud, c’est là un fait irréfutable. »
Jacques Lacan, Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l’École

Si, à n’en pas douter, chacun d’entre nous se trouve, qu’il l’assume ou non, dans l’histoire de la psychanalyse, et ce à un moment précis de celle-ci, un « certain renouvellement de l’alliance avec la découverte de Freud », pour reprendre l’expression de Lacan dans le Séminaire, livre XI, exige en effet, plus que jamais, une rigueur de lecture et une mise en perspective critique de ses thèses, et ce afin de prendre la mesure de ses avancées et de ses limites dans l’ordre de la pensée et de la pratique des cures. Il est arrivé à Freud d’avancer deux propositions majeures successives concernant la question de la répétition :
– ce qui se répète se répète parce que cela n’a pas été préalablement élaboré ;
– ce qui se répète se répète pour être enfin élaboré.
La répétition n’est-elle ainsi le symptôme d’un défaut, le mode d’actualisation d’un non-réalisé, le retour d’un refoulé, l’insistance d’un vœu irréductible, ou bien ouvre-t-elle, au-delà de ce qu’elle maintient et réitère, la possibilité d’un changement ? En un certain sens, la promotion théorique de l’inconscient chez Freud se confond avec la permanence de la répétition sous la figure des multiples aspects du symptôme. Il nous reviendra, en suivant à la lettre certains textes de Freud mais également de quelques autres, de nous interroger sur la corrélation des thèses de sa métapsychologie, soit :
– le principe de la revenance à la faveur du transfert des figures du passé ;
– la question de la résistance au changement ;
– la fragilité du présent ;
– l’indestructibilité des désirs inconscients.
Comment dès lors penser ce qui cliniquement se transforme en dépit de ce qui nous incline toujours et encore à demeurer fidèles à ce qui fut au point de lui redonner sans cesse un même avenir ? Quel statut clinique reconnaître exactement à la formule freudienne de 1912 : « Les motions inconscientes ne veulent pas être remémorées comme la cure le souhaite, mais aspirent à se reproduire, conformément à l’atemporalité et à la capacité hallucinatoire de l’inconscient. » (Sur la dynamique du transfert, OCF.P, XI)
Afin de prendre toute la mesure de l’importance théorique et clinique de cette catégorie métapsychologique freudienne, nous serons attentifs à sa reprise lacanienne pour mieux repenser quelques apories de l’élaboration freudienne.

Séminaire ouvert. Pour s’inscrire, téléphoner ou écrire.