Jean-François SOLAL

37, square Saint-Charles
75012 Paris
01 43 42 92 04

Le 4e mercredi du mois
à 21h
au local et par Zoom
1re réunion le 22 septembre
La recherche de plaisir (Lust) chez Freud est-elle l’enjeu principal de l’activité humaine ? Freud pense plutôt que notre vie psychique est guidée par l’évitement du déplaisir. Au fondement économique du principe de constance, s’adjoint le plaisir qualitatif des pulsions sexuelles.
Entre un plaisir « raisonnable », où liaison et déliaison alternent, et la jouissance sans entrave d’un sujet « addict » par exemple, on ne parle pas non plus du même plaisir : un plaisir assigné au sexuel d’un côté, une jouissance (Genuß) sans limite de l’autre.
La jouissance excède et manque son objet ; elle se répète dans le vain espoir de le retrouver. Cette répétition est source de déplaisir et de plaisir, de jouissance que Lacan identifie à la pulsion de mort. La tentative d’emprise sur l’objet, décrite par Freud, produit une clinique contemporaine, celle de l’addiction par exemple, et dans la culture, un mode de relation sociale et politique aux autres. Nous explorerons cette clinique au cours de l’année.
L’année dernière, nous avons étudié « Esquisse d’une psychologie scientifique », un texte inaugural et complexe de Freud, qui introduit la figure bienveillante mais ambigüe de l’autre à côté, le Nebenmensch, « objet de satisfaction et de surcroît objet hostile », la mère en l’occurrence.
La mort est ainsi présente dans l’œuvre de Freud, bien avant 1920 avec la pulsion de mort. Eros et Thanatos cheminent ensemble, mais celui-ci ne soumet pas la libido. Freud en convient à propos du masochisme que nous avons développé au cours des dernières séances de l’année dernière.
Notre pratique témoigne que dans l’actualité du transfert, l’analyste est soumis à des turbulences quand la jouissance gagne la cure. Nous en témoignerons au cours de ce séminaire théorico-clinique.
Une bibliographie sera envoyée aux participants avant chaque séance.

Ce séminaire est ouvert aux membres et auditeurs libres. On s’inscrit le soir par téléphone.