Collège pour la formation des analystes et la transmission de la clinique
Responsables
Patrick GUYOMARD – Catherine MULLER
Le Collège pour la formation des analystes et la transmission de la clinique a été fondé pour répondre à la nécessité de penser l’articulation entre formation des psychanalystes et transmission de la psychanalyse.
Il tient compte de la particularité de cette tâche qui ne saurait s’opérer sur le modèle universitaire, ni se dérober aux paradoxes du transfert.
Lieu d’expérimentation et de recherche d’une transmission qui ne soit ni académique, ni dogmatique, le Collège ouvre un espace de travail aux membres adhérents et adhérents praticiens de la SPF afin de leur permettre d’être acteurs de leur propre formation dans un esprit d’ouverture, de rencontre et de liens.
Espace de convergence des volontés de travail et d’élaboration des pratiques actuelles de la psychanalyse, le Collège propose des samedis de travail autour de questions cliniques et de lecture de textes, en lien avec le thème de l’année, des « rencontres du mercredi » complétant les problématiques soulevées lors des samedis, un séminaire clinique et des conférences. Ces différentes propositions du Collège visent autant à stimuler l’engagement de chacun par rapport à la clinique psychanalytique qu’à nourrir une dynamique collective, deux dimensions propices à la coopération entre collègues et à la mise au travail en petits
groupes.
Le Collège est réservé aux membres adhérents et adhérents praticiens de la SPF après un entretien avec un des analystes responsables du Collège (Patrick Guyomard et Catherine Muller). Toutefois, les soirées (rencontres du mercredi, séminaire du mercredi, conférences) ou événements ponctuels sont ouverts à tous les membres de la SPF. Pour celles et ceux qui auraient besoin de précisions sur les activités du Collège ou souhaiteraient participer aux rencontres du mercredi, vous pouvez contacter les membres du bureau du Collège en nous écrivant : bureauducollegespf@gmail.com
Le Collège est animé par un bureau, composé de trois à cinq membres pour une durée de quatre ans, et actuellement constitué par Alexandra Dupuy-Liri, Naïma Grangaud et Edith Grillon. Contact : bureauducollegespf@gmail.com
Thème de travail de l’année :
Nous souhaitons prolonger notre voyage aux origines de la psychanalyse et de son invention en conservant le thème du rêve qui a été le fil conducteur de notre programme de travail de l’an passé et qui est loin de se trouver épuisé. Ainsi, nous poursuivrons notre lecture de l’Interprétation du rêve, œuvre au fondement de la psychanalyse, ayant occupé dans la vie de Freud une place privilégiée mais dont l’abord ardu et sinueux nous invite à en éclairer la lecture collectivement tout en la croisant avec différents auteurs de la psychanalyse. Freud stipule que le rêve a un sens « latent » déterminé par une grammaire inconsciente que ne saurait mettre à jour notre pensée vigile mais que peut approcher les libres associations. La visée de sa méthode d’interprétation est d’ouvrir sur le désir insconscient et le fantasme dans lequel celui-ci prend corps d’où l’énoncé freudien faisant du rêve la voie royale vers l’inconscient. Ainsi par « L’interprétation du rêve », Freud nous introduit à la théorie du souhait, de l’accomplissement de désirs inconscients, reliant à l’infantile et au sexuel infantile. Formation psychique à part entière et objet d’interprétation ouvrant la voie vers l’inconscient, son maniement dans la cure n’en est pas moins délicat comme nous prévient Freud quand la technique psychanalytique commencera à se définir et que l’interprétation sera intégrée à la dynamique de la cure : « Je soutiens donc que l’interprétation des rêves ne doit pas être pratiquée, au cours du traitement psychanalytique, comme un art en soi, mais que son maniement reste soumis aux
règles techniques auxquelles doit obéir tout l’ensemble du traitement » (Le maniement de l’interprétation du rêve en psychanalyse, 1911).
Nous continuerons d’interroger à partir de l’œuvre freudienne « L’interprétation du rêve », la place de choix du rêve dans notre pratique analytique comme chez d’autres auteurs. Nous approfondirons la réflexion en nous intéressant à des prolongements théoriques porteurs, en nous questionnant sur les implications techniques et cliniques du maniement de l’interprétation du rêve, ses liens avec le transfert dans la cure, et nous pourrons explorer les relations du rêve avec la rêverie diurne au regard de la santé psychique.
SAMEDI DE RENTRÉE : Samedi 26 septembre 2026
De 10h à 12h30 au local de la SPF.
Cette matinée de rentrée sera consacrée à l’accueil des membres du Collège, et des membres adhérents et adhérents praticiens non-inscrits au Collège mais désireux de s’informer sur celui-ci en vue de le rejoindre.
Cette matinée sera l’occasion de vous présenter le programme de l’année à venir et le thème de travail choisi avec les questions cliniques qu’il mobilise, et aussi de recueillir vos désirs de mise au travail.
LES RENCONTRES DU SAMEDI
Au local de la SPF, de 10h à 12h30 et de 14h à 17h.
Journées réservées aux membres inscrits au Collège.
Les samedis matin dits « matinées cliniques » s’organiseront autour d’une présentation clinique apportée par l’un des participants.
Les samedis après-midi seront consacrés à la lecture d’extraits de « L’interprétation du rêve » (1899-1900) ainsi qu’à d’autres écrits de Freud sur le sujet, en écho au thème mis en valeur par la présentation clinique de la matinée.
Les thématiques de nos matinées cliniques ainsi que les textes proposés à la lecture pour les après-midis vous seront communiqués ultérieurement.
– Samedi 5 décembre 2026
– Samedi 20 mars 2027
– Samedi 5 juin 2027
LES RENCONTRES DU MERCREDI
A l’USIC, 18, rue de Varenne, 75007 Paris, de 21h15 à 22h45.
Ces soirées sont ouvertes aux membres adhérents et adhérents praticiens, qu’ils soient ou non-inscrits au Collège, ainsi qu’aux affiliés, anciens membres du Collège. Ces rencontres se structureront autour de présentations en lien avec la thématique du rêve et de la rêverie, et pourront prendre des formes variées :
– la présentation d’un développement théorique, théorico-clinique ou technique, par l’un des participants à ces rencontres ;
– La présentation des réflexions et avancées d’un groupe de travail ;
– Un exposé théorique par un analyste invité (membre de la SPF ou d’une autre institution analytique).
Cette ou ces présentations seront suivies d’un débat et d’une discussion, avec l’appui des responsables du Collège : Patrick Guyomard et Catherine Muller.
– Mercredi 13 janvier 2027
– Mercredi 21 avril 2027
– Mercredi 16 juin 2027
LE SÉMINAIRE DU MERCREDI
A l’USIC, 18, rue de Varenne, 75007 Paris, de 21h15 à 22h45.
“Le cadre dans tous ses états” est proposé pour sa quatrième année par Laurent James,
Laurence Kunovski, Bruno Secchi et Lavinia Stefani.
Nous avons expérimenté l’an passé l’ouverture de ce séminaire du Collège à l’ensemble des membres de la SPF ayant une activité clinique et désireux d’y participer. Nous maintiendrons cette ouverture pour cette nouvelle année de travail.
La notion de cadre analytique n’a cessé d’évoluer, de l’origine de la psychanalyse jusqu’à nos jours. Si elle n’a pas été définie comme telle par Freud, elle est cependant présente en filigrane, tant dans l’évolution de sa propre pratique que dans les écrits qu’il consacre à la technique. Le cadre analytique n’a donc cessé d’être l’objet d’aménagements divers.
Pour cette année, nous nous laisserons guider par cette question : la neutralité est-elle freudienne ?
Il semblerait que James Strachey ait choisi de traduire, par le terme de « neutralité », celui d’« indifferenz » employé par Freud dans ses « Remarques sur l’amour de transfert ». L’analyste devait alors selon Freud « demeurer impénétrable » et se tenir le plus loin possible de la suggestion des débuts.
Il lui fallait, « à la manière d’un miroir », se contenter d’être un reflet de ce qui se présentait à lui. Férenczi va critiquer vigoureusement cette position de l’analyste miroir, en dénonçant une neutralité appliquée avec rigidité qui peut, dans certains cas, impliquer une répétition du traumatisme.
La neutralité de l’analyste connaît en effet des destins divers selon qu’elle fait face à des troubles non névrotiques, une compulsion de répétition, ou encore un masochisme moral par exemple.
Quand Winnicott joue au squiggle avec ses patients, ce sont ses propres représentations qu’il propose afin qu’elles soient utilisées par l’enfant. S’agit-il d’une sorte de dévoilement de l’analyste ? Pourrait-on parler d’une diversité des nuances de la neutralité, depuis une réserve à toute épreuve jusqu’à la divulgation d’aspects personnels de l’analyste ? N’est-on pas, en certaines occasions, amené à se dévoiler d’une manière ou d’une autre ? Quelle est la place de la neutralité aujourd’hui dans nos pratiques cliniques ? Quelles sont sur ce sujet les positions de nos contemporains : Ogden, Bollas, Ferro…?
Autant de questions que nous pourrons évoquer ensemble cette année à partir des textes que nous vous proposerons et de la clinique de nos invités.
– Mercredi 14 octobre 2026
– Mercredi 2 décembre 2026
– Mercredi 3 février 2027
– Mercredi 31 mars 2027
GROUPES DE TRAVAIL ET DE LECTURE
S’engager dans un travail en petits groupes permet d’approfondir sa propre élaboration théorique et son approche clinique en lien avec des collègues tout en expérimentant une forme interactive de la transmission. Ce travail relève, pour chacun, de la construction de sa propre formation.
Les groupes peuvent se structurer sur des désirs de travail, sur des textes, autour d’un auteur, d’une question clinique ou technique, d’un point de métapsychologie, etc., sans restriction. Ils peuvent venir alimenter et enrichir les propositions des rencontres du mercredi.