Isabelle ALFANDARY

97, boulevard Raspail
75006 Paris
Tél. : 06 73 37 80 07
Isabelle.alfandary@gmail.com

Le 2e mercredi du mois
à 21h
au local
1re réunion le 9 octobre
09/10, 13/11, 08/01, 11/03, 13/05, 10/06

Freud découvre très tôt dans l’histoire de la psychanalyse le transfert comme butée ;
il comprend dans le même temps qu’il est la condition de possibilité de la cure. De l’interruption inopinée de l’analyse de Dora, Freud tire le pivot de sa théorie et le levier de sa pratique. Cette expérience inaugurale met au jour une caractéristique essentielle du transfert : il fait problème, pose problème à l’analyste en même temps qu’il pose les termes du problème du sujet – termes qu’il appartient à l’analyste de deviner (et non d’interpréter) au plus vite, sauf à risquer de voir la cure s’interrompre. De même que l’hypothèse de l’inconscient n’est pas appelée par Freud à devenir thèse, le problème du transfert ne peut ni ne doit être solutionné. Le transfert a la forme logique du para-doxe : il est résistance à la cure, ce qui menace le travail ; il livre dans la répétition dont il procède des indices et un matériel inestimables ; à ce titre, il est ce sur quoi s’appuie l’analyste. Son maniement est aussi délicat qu’indispensable.
Si le phénomène du transfert n’est pas propre à la psychanalyse, il occupe dans la technique de la cure une place sans équivalent : l’analyse est seule à procéder du seul transfert et à se fonder presque exclusivement sur lui. Concept fondamental de la théorie analytique, élément capital de toute clinique, phénomène inséparable de l’expérience de l’inconscient dont il découle, le transfert subit, de Freud à Lacan, un certain nombre d’infléchissements significatifs qui méritent d’être examinés : Lacan le délie de la répétition, explore l’intersubjectivité dont il procède, questionne la pertinence du contre-transfert, insiste sur la présence et le désir de l’analyste envisagés comme causes efficientes du travail.
Ce séminaire revisitera les textes et les notions du corpus freudien et lacanien qui traitent du transfert pour tenter de questionner les enjeux complexes d’une expérience à l’origine de toute cure et de toute clinique.

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