Catherine BERGERET-AMSELEK
59, boulevard des Invalides
75007 Paris
01 45 67 64 68 – 06 22 81 36 67
cbergeretams@free.fr
Le 3e lundi du mois
à 20h45
au local
1re réunion le 18 octobre
Pour sa quinzième année, ce séminaire continuera d’interroger la clinique de l’archaïque à travers l’œuvre de cette grande clinicienne, maîtresse d’œuvre de la clinique analytique contemporaine.
L’abord théorico-clinique de Joyce McDougall (1920-2012) propose une vision inédite de l’être humain face à sa condition. Pour cette virtuose du lien et de la relation, chaque organisation psychique, fût-elle tortueuse et périlleuse, est considérée comme une tentative d’auto-guérison destinée à surmonter les traumatismes universels auxquels le sujet est confronté : l’altérité, la différence des sexes, l’acceptation de sa monosexualité, le vieillissement et la mort.
Véritable pionnière, inspirée par Freud, Winnicott et Lacan, Joyce McDougall a plaidé sans relâche pour une certaine anormalité, décryptant l’économie psychique des néo-sexualités, des addictions, les relations entre psyché et soma, ainsi que le travail du négatif plus efficient dans certaines cures. Sa conception d’une narrativité s’exprimant via des signifiants sensoriels pré-langagiers à travers le déploiement de toute une sexualité archaïque lui ont fait dire : « Au commencement était la voix. »
Pour cette clinicienne courageuse et audacieuse, tenir bond face aux cas les plus difficiles, là était la question ! « Bien que l’analyste ne bouge pas de son fauteuil, la rencontre des corps, écrivait-elle, est bien présente tout au long d’une analyse. Comme dans toute relation, dès le premier contact, chacun capte une impression corporelle de l’autre. Ces messages sensoriels non verbaux font partie intégrante de la relation analytique et l’affectent de façon subtile. Face à cette communication somatique muette, l’analyste est interpellé. Peut-il supporter d’entrer dans ces zones de chaos et de transfert “en prise directe” sur le corps offert comme “objet transitionnel” pour aller à la rencontre de ses patients ? »
Nous ne nous priverons pas de faire des incursions vers d’autres auteurs pour élargir notre champ de recherche, ni d’inviter des collègues d’écoles différentes à venir discuter notre propos.
L’implication active des participants à ce séminaire est essentielle. C’est pourquoi les lectures à faire absolument sont communiquées entre chaque séance de façon à pouvoir rebondir par rapport à sa propre pratique.

Pour s’inscrire, merci de me téléphoner après 21h ou de m’envoyer un mail.