Daniel KOREN

15, rue des Tournelles
75004 Paris
Tél. : 01 42 74 46 50
danielkoren@hotmail.com

Le 4e mardi du mois
à 21h15
au local
1re réunion le 24 septembre
24/09, 26/11, 28/01, 25/02, 24/03, 28/04, 26/05, 23/06

Quelle doit être la place de l’analyste dans la cure pour qu’elle soit menée « dans les règles de l’art » (Freud) ? Quelle part prend l’analyste dans le transfert de l’analysant ? Quel rôle joue – ou ne joue pas, doit ou ne doit pas jouer – la « subjectivité » de l’analyste dans la cure afin que celle-ci puisse être menée correctement ? Les multiples réponses à ces questions se sont réparties, dans l’histoire de la psychanalyse, sur deux versants différents.
La qualification faite par Lacan du contre-transfert comme terme « impropre », aussi juste soit-elle, a instauré pendant longtemps une polarisation fallacieuse (pour ou contre le contre-transfert). D’autant plus fallacieuse que Lacan était très loin de ne pas avoir pris la mesure de l’importance de cette question. Or cette dichotomie (pour
ou contre) n’a pas contribué à clarifier le fond du problème. Répondre par le désir de l’analyste ne règle pas la question non plus, puisque cette formulation n’a d’inconvénient que d’être aussi juste dans son principe que floue dans son contenu. Qu’en est-il de ce fameux désir ? Que peut-on dire de lui ? Et comment apprécier sa « justesse » ?
Ce qui reste, persiste et insiste, c’est la question elle-même : « Il s’agit de savoir comment l’analyste a à mener ce jeu, pour savoir aussi quelles sont les propriétés exigibles de sa position, pour qu’il la mène, cette opération, d’une façon correcte. » (Lacan). Je propose de rouvrir cette problématique, de l’examiner de manière critique dans la diversité de ses différents abords afin de la dialectiser, de dégager les interrogations auxquelles elle nous confronte, dans une articulation qui aille de la clinique à la théorie et fasse retour sur la pratique.
Freud le disait en citant Hamlet : « Readiness is all » (« la disponibilité, tout est là »). Il s’agira d’examiner cette disponibilité, dont l’adjonction du qualificatif « analytique » suppose qu’elle revête des caractéristiques particulières. Ce serait prendre au sérieux cette ques-tion capitale : « Au nom de quel désir – de quelle théorie du désir – le contre-transfert peut-il être utilisé, analysé et – pourquoi pas – dépassé ? » (P. Guyomard, Lacan et le contre-transfert, PUF, 2011, p. 75).

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