Michel BRUNO

8, rue Eugène Varlin
75010 Paris
Tél : 06 81 54 21 72

Hélène ELKAÏM CHAMBRADE

185 bis, quai de Valmy
75010 Paris
Tél : 06 30 89 99 15

Le 3e mardi du mois
à 21h
185 bis, quai de Valmy, 75010 Paris
1re réunion le 15 octobre

En 1924, Freud écrit : « La théorie des pulsions est la partie la plus significative mais aussi la moins avancée de la théorie analytique » (« Le problème économique du masochisme », 1924). Destins de pulsions, certes, au moment où Freud va substituer à l’opposition des pulsions du Moi et des pulsions sexuelles, l’opposition des pulsions de vie et des pulsions de mort, s’appuyant sur l’apport des affections narcissiques.
Dans notre pratique clinique, nous nous heurtons aux phénomènes de répétition et, précisément, là où les constructions liées à la sphère libidinale restent sans prise : certaines formes graves d’anorexie, de délitement somatique dans les pathologies psychosomatiques, les conduites de dépendance dites « addictions », et la mélancolie.
La pulsion de mort joue un rôle central dans la somatisation, mais elle ne possède pas un mode de représentation psychique qui lui appartienne en propre. Elle emprunterait cependant aux représentants issus des pulsions sexuelles des formes qui, dans la clinique, passent par une mise au silence, l’absence et toute forme de mise en rupture.
La question de l’intrication et de la désintrication pulsionnelle se joue là de façon capitale, de la dépression essentielle concernant l’abaissement du tonus des instincts de vie (notamment décrite par Pierre Marty mais remarquablement reprise par André Green dans le travail du négatif) à la psychose blanche et à la destruction mélancolique.
Nous nous intéressons à ce « meurtre de soi », qui peut aboutir à la destruction du corps, mais vise d’abord cet anéantissement de la pensée et de l’espace psychique, la douleur mélancolique étant l’ultime rempart contre l’effondrement somatique.
Nous travaillerons les textes de Sigmund Freud, Jean Bergeret, André Green, Piera Aulagnier, Pierre Fédida, Nathalie Zaltzman, mais aussi Jacques Lacan (notamment « L’agressivité en psychanalyse »).

Séminaire ouvert aux psychanalystes ayant une pratique en institution ou en privé. On s’inscrit en écrivant ou en téléphonant à l’un d’entre nous.