Isabelle ALFANDARY

97, boulevard Raspail
75006 Paris
06 73 37 80 07
isabelle.alfandary@gmail.com

Le 2e mercredi du mois
à 21h au local et par Zoom
1re réunion le mercredi 14 octobre 2026
14/10, 9/12, 13/01, 10/03, 11/05, 9/06
Aucune réunion en novembre 2026 et en février 2027

Freud découvre très tôt dans l’histoire de la psychanalyse le transfert comme butée ; il comprend dans le même temps qu’il est la condition de possibilité de la cure.
De l’interruption inopinée de l’analyse de Dora, Freud tire le pivot de sa théorie et le levier de sa pratique. Cette expérience inaugurale met au jour une caractéristique essentielle du transfert : il fait problème à l’analyste en même temps qu’il lui permet de poser les termes du problème du sujet – termes qu’il appartient à l’analyste de deviner (et non d’interpréter) au plus vite, sauf à risquer de voir la cure s’interrompre. Le transfert a la forme d’un paradoxe, voire d’une contradiction : il est résistance à la cure, ce qui menace le travail ; il livre dans la répétition dont il procède, des indices et un matériel inestimables. Il est ce sur quoi l’analyste doit prendre appui. Son maniement est aussi délicat qu’indispensable.

Si le phénomène du transfert n’est pas propre à la psychanalyse, il occupe dans la technique analytique une place sans équivalent : l’analyse est la seule pratique à procéder uniquement de lui et à prendre presque exclusivement appui sur lui. Concept fondamental de la théorie analytique, pivot de toute clinique, phénomène inséparable de l’expérience de l’inconscient dont il découle, les conceptions successives du transfert ne sont toutefois pas identiques. Si Freud et Lacan usent d’un même mot, leur compréhension de la chose transférentielle diffère. Lacan en effet délie le transfert de la répétition, explore le présent de son actualisation dans la cure, interroge la pertinence de la notion de contre-transfert, insiste sur le désir de l’analyste.

Ce séminaire revisitera les pensées et les pratiques freudiennes et lacaniennes du transfert en s’appuyant sur les textes de ces auteurs pour tenter de ressaisir les enjeux subtils et complexes d’une expérience qui loge au cœur de la cure et fonde la clinique psychanalytique.

On s’inscrit en me téléphonant ou en m’écrivant.