Daniel KOREN

15, rue des Tournelles
75004 Paris
01 42 74 46 50
danielkoren@hotmail.com

Le 2ème jeudi du mois
à 21h15, au local et par Zoom
1re réunion le 8 octobre 2026
8/10, 12/11, 10/12, 14/01, 11/02, 11/03, 13/05, 10/06
Séances du 8/10 et séance du 10/12 auront lieu dans la petite salle.
Toutes les autres séances auront lieu dans la grande salle : 12/11, 14/01, 11/02, 11/03, 13/05, 10/06.

Entrer en analyse ne se confond pas avec d’autres temps inauguraux tels que la prise de contact, le premier rendez-vous, ou les entretiens dits préliminaires. Il s’agit justement d’un limen, d’un seuil à franchir – mais lequel ? – pour qu’un travail analytique puisse véritablement s’instaurer. Encore faut-il interroger les conditions auxquelles ce seuil peut être franchi.

Ce temps fondamental a suscité depuis toujours l’intérêt et les interrogations des analystes – Freud le premier. Les nombreux apports ultérieurs témoignent de la complexification progressive de cette question, tant du côté de son élaboration théorique que de l’évolution des formes de la demande d’analyse.

L’entrée en analyse suppose non seulement l’accueil de la parole d’un sujet, mais aussi l’agencement du cadre qui rendra possible ce travail. Elle ne se réduit pas à l’expression d’une demande : elle engage une mutation de celle-ci. Un mouvement s’opère alors, de la plainte à la demande, celle-ci ouvrant l’espace à une question qui se présentera désormais sous la forme d’une énigme.

Cela suppose dès lors non seulement l’accueil de la parole, mais aussi sa mise au travail et sa mise en tension dans un dispositif où le transfert constitue l’opérateur décisif, celui qui produit les conditions dans lesquelles cette parole peut apparaître affectée par l’inconscient.

Je propose de reprendre cette question afin d’en examiner les différentes dimensions : qu’entend-on par « accueillir la demande » ? Que suppose la mise en place du dispositif analytique, si l’on refuse de le réduire à une question de pure forme ? Quelles implications cela comporte-t-il du point de vue de la méthode et de la technique analytique ? Enfin, point crucial : quel est le seuil à franchir et comment le repérer ?

Autant de questions à reprendre et à renouveler à l’aune des mutations actuelles du lien social et des formes contemporaines du malaise dans la civilisation, qui modifient les modalités mêmes de l’adresse à l’analyste.

On s’inscrit en me téléphonant ou en m’écrivant.