Salle de la Basilique, Grenoble

Pourquoi lire aujourd’hui L’homme Moïse et la religion monothéiste, un texte inhabituel dans ses reprises, ses remaniements et dont « l’énigme » est le dernier mot ?
Après Totem et tabou, après L’avenir d’une illusion et Malaise dans la civilisation, qu’ajoute ce dernier texte ? Avec la figure de l’homme Moïse égyptien, que nous dit Freud de son rapport à la communauté analytique en tant que père fondateur ? Alors que la mort le guette et que l’horreur nazie le contraint à l’exil, que nous dit-il de la fonction paternelle, mais aussi de sa relation au maternel ?
Que nous transmet l’homme de science ? Serait-ce, avec l’énigme, une promesse ? De même que l’infantile doit se transformer, ce livre n’est-il pas une figuration du développement psychique ? Moïse devient le signifiant de la métaphore paternelle. Un « travail de civilisation » (Kulturarbeit ) sans fin, toujours à l’œuvre.

Programme

Présidente de la journée : Françoise DE GANDT

Matinée : 9h30-12h15
– Édith BÉGUIN, Moïse, une aventure freudienne
– Jean Pibarot, Moïse, un nom qui se cherche
– Pascale de Charentenay, Le buisson ardent ou le fondement de la fonction symbolique : l’expérience Moïse

Après-midi : 14h15-17h
– Olivier CASALI, Pas-sages de passe en passe…
– Catherine TUIL-COHEN, Keren’or : les cornes de lumière
– Isabelle PIBAROT, Freud et le monothéisme ou la mise en question du maternel

Comité d’organisation
Édith BÉGUIN, Isabelle PIBAROT, Jean PIBAROT