À l’Association Quartier Notre-Dame-des-Champs
92 bis boulevard du Montparnasse, 75014 Paris

La temporalité du processus de transformation adolescente s’invite dans la temporalité de la cure elle-même. La recommandation de Freud à ses analysants adultes de ne pas prendre de décisions importantes durant la cure ne saurait valoir avec l’adolescent, qui se trouve contraint de changer par structure et de choisir après un temps d’immobilisation.
Chez l’adolescent, l’acte, ou la narration cantonnée à l’actualité, prévaut sur une parole qui peine à évoquer une enfance encore trop proche et dont il faut s’arracher. Il faudra du temps pour que se déploie une parole libérée de ce présent contraignant qui pousse au faire immédiat.
Quelles répercussions ces temporalités singulières ont-elles dans la cure ? Conduisent-elles à un aménagement du cadre ? Amènent-elles, selon l’exemple de Winnicott, à laisser l’adolescent définir le rythme des séances ? Fondent-elles des cures discontinues, souvent émaillées d’interruptions et de rebonds au gré du rythme qu’imposent les remaniements propres au chaos juvénile ?
Dans quelle mesure prendre en compte les particularités de l’engagement transférentiel ? Tant du côté de l’analyste que de son jeune patient ? Quels effets la spécificité du transfert adolescent produit-t-elle sur les fins de cure ?
Certaines cures, cependant, se prolongent jusqu’à prendre la forme d’un travail analytique plus classique. Qu’en est-il alors du statut de la parole sur l’enfance et l’adolescence lorsque l’analyste était déjà présent dans la vie de ces analysants devenus adultes ?
Voici quelques-unes des questions que nous nous proposons de mettre en débat lors de cette troisième journée sur la clinique de l’adolescent.

Intervenants pressentis : Isée BERNATEAU, Evelyne LENOBLE, Sarah STERN, Jean-Jacques TYSZLER, Catherine VEY…

Comité d’organisation
Tristan GARCIA-FONS, Jean-François SOLAL, Claude STARCK, Catherine VEY