À l’Asiem et sur Zoom
Asiem : 6, rue Albert de Lapparent, 75007 Paris
Les modalités d’inscriptions seront précisées ultérieurement.

Plus ouvertement qu’hier, le champ clinique des identités sexuelles « dégenrées », des hauts potentiels, des néosexualités, des addictions multiples ou du surgissement de psycho-somatoses, déconcerte l’analyste… et l’analyse elle-même. Qu’advient-il des notions de subjectivité et d’intimité dans notre ère de numérisation de la société et des réseaux sociaux ? Qu’en est-il aujourd’hui du sujet, le sujet de l’inconscient ? Si elle devait s’imposer, en quoi l’invention d’une clinique analytique du XIXe siècle resterait-elle freudienne ? Par le passé, une analyste, une femme, a exemplairement anticipé, exploré et incarné ce questionnement nouveau : Joyce McDougall (1920-2011).
Tout au long de la seconde moitié du siècle dernier, cette analyste néo-zélandaise, a su échapper aux clivages qui agitaient la scène analytique française, dialoguant avec ses collègues de la SPP comme avec Winnicott, Lacan et quelques autres parmi lesquels Piera Aulagnier. Un pluralisme et une ouverture qui, sans menacer son identité d’analyste, soutenaient une inventivité clinique qui ne reculait pas devant les cas difficiles.
En ce temps où cherchent à s’imposer des pratiques psychothérapiques multiples, des techniques cognitivistes méconnaissant les dimensions de l’inconscient, du transfert et du sujet toujours en devenir, n’est-il pas urgent et utile de se laisser enseigner par la trajectoire analytique et la richesse de l’œuvre de Joyce McDougall ? Urgent quand les attaques contre la psychanalyse vont bon train ; précieux quand sont souvent en mal de formation nombre de nos jeunes collègues désireux de faire le pari du sujet freudien.

Comité d’organisation
Catherine Bergeret-Amselek, Patrick Guyomard, Yves Lugrin, Philippe Porret