Salle de la Basilique, Grenoble

« Les écrivains sont de précieux alliés et il faut placer bien haut leur témoignage car ils connaissent d’ordinaire une foule de choses entre le ciel et la terre dont notre sagesse d’école n’a pas encore la moindre idée », Freud, Le Délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen (Gallimard, Folio essais, 1986, p. 141).
En écho à notre travail d’analystes quand nous écoutons le texte oral des patients, nous proposons d’écouter le texte écrit du roman que nous lisons dans ses résonances, ses surprises, ses abîmes, dans le sens où un autre écrivain, Proust, a su le formuler : « Je m’aperçois que ce livre essentiel, le seul livre vrai, un grand écrivain n’a pas, dans le sens courant, à l’inventer, puisqu’il existe déjà en chacun de nous, mais à le traduire. Le devoir et la tâche d’un écrivain sont ceux d’un traducteur », Proust, Le Temps retrouvé (Gallimard, Pléiade, 1954, p. 890).
La fiction romanesque, lieu d’une vérité subjective ? Nous vous invitons à le découvrir avec les œuvres choisies par les intervenants.

Comité d’organisation : Édith BÉGUIN, Marie-Christine DREVON-DEHARVENG, Françoise GUILLAUMARD

Le programme sera diffusé ultérieurement.