Michel CRESTA

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Un samedi par mois
à Nantes
1re réunion le 19 septembre

« L’humain parlant invente des outils pour défier et apaiser le refoulement primaire. »
Olivier Grignon

Notre lecture-parcours en commun du séminaire de Lacan sur le transfert nous a conduits à une approche du beau livre de psychanalyse d’Olivier Grignon, Le corps des larmes (Calmann-Lévy, 2002), tout particulièrement de sa conception de l’analyste comme « artiste sans œuvre », et de son engagement contre « l’acharnement prophylactique » qui réduit une pratique à l’orthopédie pédagogique.
Soit : « Quand dans la salle d’attente, une mère est agrippée à son enfant, le psychanalyste décide de recevoir l’enfant seul ! On fait de la séparation comme on fait un exemple… Ce qui est exactement le contraire de ce que nous appelons séparation en psychanalyse, où il s’agit de faire venir le symptôme dans le transfert, de l’accueillir pour qu’il se transmute ; il faut que l’analyste prenne sur lui et manie cet espace de fusion. C’est pourquoi j’affirme que la séparation a lieu en passant au plus près ; et c’est pourquoi la psychanalyse est une pratique à risques. Avant de faire exister, pour faire ek-sister, il faut faire consister. C’est ce qui conditionne l’art de la psychanalyse, sa spécificité, et sa difficulté dans le maniement du transfert. C’est cela qu’il faut faire venir dans la cure. Il faut faire passer la cure au cœur du symptôme. »
Cette conception de l’analyse comme espace de création, de risque et d’engagement, bref de transfert comme « mise en acte de l’inconscient », pour le patient comme pour l’analyste, s’appuie, chez Olivier Grignon comme chez Jacques Lacan, sur une très grande attention portée au « maniement du cadre ». C’est pourquoi nous envisageons d’ouvrir notre travail à la question du jeu comme espace de symbolisation, survenue dans le contexte théorique freudien de l’année 1920 à partir de la compulsion de répétition sous-jacente aux rêves traumatiques et au transfert. Soit le « jeu de la bobine » ou « le transfert de la situation de la rencontre avec l’absence maternelle au sein d’un espace qui permet, grâce à une série de retournements, une certaine symbolisation de l’absence ». (René Roussillon)
Nous pensons aborder la question du jeu, de l’espace transitionnel et « la capacité d’être seul en présence… » à partir des textes de D. W. Winnicott, bien sûr, mais aussi de Pierre Fédida (« L’objeu »), d’André Green, particulièrement Le travail du négatif (Éditions de Minuit, 2011), Jouer avec Winnicott (PUF, 2011), Penser la psychanalyse (Ithaque, 2013), de René Roussillon, Le jeu et l’entre-je(u) (PUF, 2008) et Logiques et archéologiques du cadre psychanalytique (PUF, 2007).

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