Pierre ISENMANN

5, rue de la Douane
67000 Strasbourg
Tél. : 03 88 24 52 80
pierre.isenmann@club-internet.fr

30 et 31 mars 2019
à Strasbourg

« Ils sont de l’autre côté du mur du langage, là où en principe je ne les atteins jamais. Je vise toujours les vrais sujets, et il faut me contenter des ombres. Le sujet est séparé des autres, les vrais, par le mur du langage […] L’analyse doit viser au passage d’une vraie parole, qui joigne le sujet à un autre sujet, de l’autre côté du mur du langage. C’est la relation dernière à un Autre véritable, à l’Autre qui donne la réponse qu’on n’attend pas », Jacques Lacan, Le séminaire, livre II, Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse.
… et parfois, dans le concert des mots automatisés, customisés à hauteur de publicité, ou réduits au simplisme des diagnostics préfabriqués ;
… parfois, lorsqu’un sujet prend la parole, comme on dit, c’est-à-dire qu’il parle vraiment, par-delà les murs du langage, dans la pénombre, entre mensonge et vérité ;
… parfois, alors, les conversations s’arrêtent, les écrans agonisent, les « moi » insatisfaits consentent à ne plus polluer l’espace politique, et l’on dira que « la parole fait autorité » ;
… alors, parfois, des espaces s’ouvrent entre l’enfant rebelle et ceux qui n’ont plus assez de bras pour maîtriser les forces qui l’agitent, comme pour le vieil homme perdu réduit à ses couches et au plateau repas sous cellophane.
Parole d’enfant rapportée par Freud : « Quand quelqu’un parle, il fait moins noir… »

Avec Dominique BOLITT, Martine FRÉZOULS, Albert HILBOLD, Christiane MOTZ-GRAVIER.