Corinne DAUBIGNY
48, quai du Verdanson
34000 Montpellier
Tél. : 06 86 65 16 06
corinnedaubigny@orange.fr
Le 1er lundi du mois
à 21h
au local
1re réunion le 6 janvier
06/01, 03/02, 02/03, 04/05
Les traumas « ordinaires », propres aux moments critiques du développement normal de la personnalité, deviennent « structurants » dans leur rencontre avec des cadres symboliques contenants apportés par des proches qui favorisent l’intégration culturelle. Le champ du « traumatique » pathologique se dessine quand les sujets se trouvent dépourvus de liens contenants, ou écartelés entre des cadres sociaux-culturels discordants. Ces faits, devenus trop « ordinaires » dans le monde d’aujourd’hui, brouillent les repères entre santé et pathologie.
Sur le plan clinique, il s’agit de permettre qu’advienne à la symbolisation ce qui, traversant la narration, approche au plus près les non-dits et vécus « indicibles-inimaginables », lesquels, « en souffrance », hantent le théâtre des répétitions transférentielles.
La clinique freudienne des névroses interroge les rapports entre réalité, fantasmes préconscients et inconscients (où se dessine le désir) et accès à la symbolisation. La clinique des organisations-limites, des perversions et des psychoses élargit la nécessaire prise en compte de formes traumatiques diversifiées et de leurs effets.
Textes et vignettes cliniques à l’appui, nous revisiterons ce qu’enseignent les cliniques de l’« extrême » : vécus de détresse agonistique ou/et de luttes contre l’anéantissement subjectif. On testera un partage entre deux formes a priori opposées : le traumatique « par défaut » de rapport à l’autre ou, au contraire, « par excès » de l’autre ou des autres envahissant(s). Dans l’histoire individuelle, ces deux versants du traumatique – par défaut ou par excès – se conjuguent souvent, prenant en tenaille le sujet. Mais quelle conjugaison aussi pour l’analyste dans son approche des relations transférentielles ?
Quels repères quand l’extrême devient ordinaire ? Comment recevoir le vif du sujet ? Quelles ouvertures créatrices, aux limites de l’analysable et du vivable ? À partir de quelles élaborations ?
Exemples de situations illustrant les deux versants :
– Par défaut : le traumatisme de la naissance des enfants autistiques, les effets de l’hospitalisme, les personnes d’origine inconnue, les effets de l’actuelle anomie sociale.
– Par excès : les enfants exposés aux abus des adultes, à « l’effort pour rendre fou », les difficiles témoignages d’actes de déshumanisation, les effets transgénérationnels des traumas.

Séminaire interactif ouvert aux personnes ayant une pratique psychanalytique. On s’inscrit en me téléphonant.