Groupe infans. Éros, le visage d’autrui…

Michel CRESTA
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Caroline TILLON
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Un samedi par mois
à Nantes

« Le tout premier des dieux auquel pensa la déesse fut Éros. »
Parménide cité par Phèdre dans « Le Banquet » de Platon [178c].

 
C’est peu dire que la question traumatique sidère aujourd’hui le social et le politique. Avec toutes ses conséquences, en l’occurrence : par médias interposés, cette fascination isole et sacralise dans la jouissance, avec la violence qui accompagne toujours un tel geste, « l’enfant-victime » absolu au nom de ce nouvel impératif catégorique : « il faut parler ! »
Pour nous défaire de cette sidération, nous avons été amenés à envisager dans une perspective critique, c’est-à-dire plus analytique qu’idéalisante ou surmoïque comme c’est souvent le cas, la question de la transmission, au sein de la famille comme au cœur de l’institution.
Nous avons donc réinterrogé les notions de « résilience », de « sublimation », mais surtout de « créativité » telle qu’elle se déploie tout au long de l’œuvre théorique de Joyce McDougall, dans une perspective parallèle à celle de Freud, quoique relativement proche, mais surtout dans l’abord de la question du désir, du sexuel, de la création artistique et de la perversion.
Les approches théoriques singulières et vivifiantes de ces questions par Joyce McDougall nous ont conduits peu à peu, logiquement, vers la longue méditation de Lacan sur l’amour, le transfert, la dimension sexuelle de la scène analytique, le sujet, l’inconscient et le désir de l’analyste, à partir de cet Éros, petit dieu insaisissable et multiple, objet de la controverse philosophique « infinie » du Banquet de Platon.
Cette année sera donc consacrée à la lecture du « Séminaire » de Lacan de l’année 1960-1961 : « Le transfert dans sa disparité subjective, sa prétendue situation, ses excursions techniques » (version Stécriture ou Staferla).
Dans un court texte de jeunesse de Lévinas, « L’Autre dans Proust », probablement écrit en captivité pendant la guerre à partir de « La Prisonnière », on peut lire : « Comme la mort est toujours la mort d’autrui, Éros dans sa pureté ontologique [est] relation directe avec ce qui se donne en se refusant, avec autrui en tant qu’autrui, avec le mystère. […] L’amour signifie, avant tout, l’accueil d’autrui comme toi. »
 
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