Monique LAURET

16, rue Maurice Fonvieille
31000 Toulouse
Tél. : 05 61 53 39 00
lauretmonique@wanadoo.fr
Le 3e mercredi du mois
au cabinet de Monique Lauret
1e réunion le 23 septembre (exceptionnellement)

La question du sujet, bien mise à mal voire évacuée dans l’évolution technoscientifique de nos sociétés, risque de se poser à nouveau au sortir de la crise mondiale humaine liée au coronavirus.
La question du sujet a été centrale dans l’œuvre de Lacan dès les années 1950, reprenant les concepts à partir du texte de Freud, Le moi et le ça, étape structurale de sa deuxième topique, et s’élevant contre la théorie d’un moi autonome, ce que l’on retrouve dès son premier séminaire Les écrits techniques de Freud. Mettre en valeur la primauté du sujet dans toutes les réactions en tant qu’elles sont humaines, s’annonce dans le texte des Écrits de 1951 : « Intervention sur le transfert ». Une fois reconnue la structure langagière de l’inconscient, comment concevoir le sujet ? se demande-t-il alors dans « Subversion du sujet et dialectique du désir dans l’inconscient freudien » (Écrits, Seuil, 1966).
Le sujet est un sujet barré qui a à voir avec le vide de l’inconscient. Il n’entre pas dans la structure du langage, mais s’aborde par la parole, ce qui différencie sa pensée de celle des structuralistes. Nous allons suivre ce cheminement de pensée de Lacan à partir de ces différents textes et de l’ouvrage de Solange Faladé, Le moi et la question du sujet (Economica, 2008).

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