Samedi 24 mars à 9h au dimanche 25 mars 12h30
Espace St Michel, Clinique de la Toussaint
Strasbourg

Pierre ISENMANN
5, rue de la Douane, 67000 Strasbourg
Tél. : 03 88 24 52 80
pierre.isenmann@club-internet.fr

La Fabrique du Dire

« Il reste à penser. Du reste ! »

Avec Janine ALTOUNIAN1

Esquisse : Énonciation qui se dénonce, énoncé qui se renonce, ignorance qui se dissipe, occasion qui se perd, qu’est-ce qui reste ici sinon la trace de “ce qu’il faut bien qui soit pour choir de l’être” ? (J. Lacan, “Subversion du sujet et dialectique du désir” in Écrits, Seuil, p. 801-802)
Diagnostic : « Rien ne va plus ! Le temps s’emballe ! Services surchargés, manque de lits ou de personnel… Violence ! Contention comme une absence de parole. Peur « j’arrive au travail le ventre noué ». Mépris. Organisation totalitaire – numérisée, numémorisée. Intelligence dite « artificielle ». Refus de l’Histoire et de la filiation.
Concept : Il est urgent de penser.
Penser, échanger, écrire … Et pourquoi pas : sourire… Comme dit Janine Altounian : « … le préconscient sollicité par l’écriture amène à la conscience certains mots qui produisent des effets analogues à ceux des paroles advenues dans la séance analytique. »2
Vivanceté d’une écriture, complexité d’un scénario, mystère de l’œuvre, où chacun est invité à emprunter ces chemins de traverse jusqu’à mourir à ce que l’on pensait savoir pour naître à « ce ou celui qui vient ».
Alors l’événement que l’on prédit « indésirable » est celui-là même qui pousse la porte du désir. « Autrement dit, pour que quelque chose ou quelqu’un arrive au sens fort du terme, il faut que cette personne ou cet événement arrive comme impossible, comme ce qui n’était pas encore possible. » (J. Derrida)
Un lieu : où ça Fabrique du dire.
Depuis leur création (en 2006) les sessions de la Fabrique sont un espace où chacun peut trouver le mot « à sa main » (Zuhandenheit), suivant une méthode affinée de session en session où l’expression personnelle fait corps d’un Collectif, et plus loin. Nous serons accompagnés dans cette démarche par Janine Altounian qui ouvre son livre déjà cité (note 2) avec cette belle expression : « Traduire pour hériter, écrire pour aimer ». Où “l’écrire” fait chemin d’un penser. Du reste !
Dominique Bolitt, Martine Frézouls, 
Albert Hilbold, Christiane Motz-Gravier et Pierre Isenmann.

1 Janine Altounian, essayiste, cotraductrice des Œuvres complètes de Freud au PUF. Née à Paris de parents arméniens rescapés du génocide de 1915, elle travaille sur la traduction de ce qui se transmet d’un trauma collectif aux héritiers des survivants.
2 De la cure à l’écriture. L’élaboration d’un héritage traumatique, PUF, 2012.

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