Édith BÉGUIN
5, rue Vicat
38000 Grenoble
06 78 02 76 32
edithm.beguin@gmail.com
Lieu : 5, rue Vicat – 38000 Grenoble
De 19h30 à 21h30
1ère réunion le lundi 28 septembre 2026
Les dates suivantes seront fixées avec les participants
Il ne s’agit pas d’une simple remémoration du passé, « mémoire de l’intelligence » selon Proust, qui « se contente de donner des renseignements sur le passé (et) ne conserve rien de lui », mais de l’enfant dans l’adulte qui, dans l’espace de la cure, resurgit, s’essayant à dire, à un autre, l’analyste, ce qui perdure de l’enfant, infans sans mots et sans aide, Hilflosigkeit freudienne, et confronté à l’énigme de la sexualité et de la mort, à la souffrance restée « muette » des générations antérieures.
D’être parlé entre l’analysant et l’analyste, un « lieu » peut alors s’élaborer, une « composition » colorée de la mélodie de la lalangue, en écho à la découverte de Proust : « mon passé (…) projetait devant moi cette ombre de lui-même que nous appelons notre avenir ». Le passé de l’enfance peut s’ouvrir à un devenir, « passé du devenir ». Nous accompagnera la métaphore du Zuydersee, transformé en lieu de « culture » : « Wo Es war, soll Ich werden ». « Où ça était, je dois devenir ».
Nous entrecroiserons dans nos recherches, l’expérience des écrivains (N. Sarraute, R. Gary, G. Perec, A. Moresco, quelques pages de Proust…) avec les textes cliniques de psychanalystes (Freud, Ferenczi, Winnicott, F. Perrier, J.-B. Pontalis, E.G. Mango), le livre récent de J-F. Chiantaretto, Se parler, parler. À l’écoute de l’infans dans l’adulte, Éditions Campagne Première et un article, Le signifiant vivant, de P. Guyomard ; (Les Lettres de la SPF n° 24).
« Une analyse à mon sens consiste à faire d’un adulte quelqu’un d’apte à l’enfance » écrivait F. Perrier.
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