Collège pour la transmission de la clinique psychanalytique

Le Collège pour la transmission de la clinique psychanalytique a été fondé pour répondre à la nécessité de penser l’articulation entre formation des psychanalystes et transmission de la psychanalyse. Il tient compte de la particularité de cette tâche qui ne saurait s’opérer sur le modèle universitaire, ni se dérober aux paradoxes du transfert.
Le Collège est un lieu d’expérimentation et de recherche d’une voie de transmission de la psychanalyse autre que dogmatique ou académique. Il ouvre un espace de travail à destination des membres adhérents et adhérents praticiens de la SPF et prend la forme de propositions de mise au travail permettant aux analystes d’être acteurs de leurs propres attentes de formation, dans un état d’esprit de rencontre, d’ouverture et de lien.
Le Collège est un temps de convergence des volontés de travail pour la psy-chanalyse. Il est un espace de rencontre et d’élaboration des pratiques actuelles de la psychanalyse. Il propose des séminaires cliniques, des journées de travail clinique et de lecture de textes ainsi que la mise en place de petits groupes de travail, s’articulant aux thématiques de l’année en cours.
Il est animé par un « bureau » composé de cinq membres qui se renouvellent partiellement tous les deux ans.
Le Collège est réservé aux membres adhérents et adhérents praticiens de la SPF après un entretien avec un des analystes des séminaires du mercredi.

Bureau du Collège

Il est animé par : Laurent James, Laurence Kunovsky, Marie Puc, Bruno Secchi et Lavinia Stefani.
Contact : bureauducollegespf@gmail.com ou par téléphone (voir l’annuaire de la SPF).

 

Réunion de rentrée

Le samedi 21 septembre 2019, de 14h à 16h30, au local de la SPF.
Cette réunion sera l’occasion de présenter les perspectives de travail pour l’année. Nous y engagerons une réflexion autour de l’article « Les filiations multiples » de Maylis de La Saussay et al. paru dans Les Lettres de la SPF, n° 2, janvier 1997. Cet article est téléchargeable depuis l’espace du Collège du site internet de la SPF ou sur demande par mail.

 

Séminaires du mercredi

Ils se déroulent à l’USIC, 18, rue de Varenne, 75007 Paris, de 21h15 à 22h45.

– Freud analyste
Patrick Guyomard et Catherine Muller

Le cas de l’Homme aux rats, la première cure conduite selon la technique de l’asso-ciation libre, et dans laquelle la règle fondamentale est présentée au patient comme la seule condition à laquelle l’engage le traitement, sera le thème du séminaire.
Cette névrose est pour Freud plus compliquée à comprendre que l’hystérie, mais il trouve que c’est « le sujet le plus intéressant et le plus fécond de la recherche analytique ».
Nous avons la chance de posséder les notes prises au jour le jour par Freud durant cette cure. Nous poursuivrons la lecture des notes des séances (à partir de la 7e séance) dans le Journal d’une analyse (PUF) ainsi que la version du récit clinique des séances dans les Cinq psychanalyses.
– Mercredi 13 novembre 2019
– Mercredi 11 décembre 2019
– Mercredi 15 janvier 2020
– Mercredi 5 février 2020
– Mercredi 11 mars 2020

– Le symptôme et au-delà
Martine Bacherich et Jean-François Solal

« Comme l’analyse a pour but le remaniement d’un être humain, elle peut se poursuivre au-delà de la disparition du symptôme » (lettre de Freud à Ferenczi du 29 juin 1918).
Le symptôme est équivoque : le patient en souffre mais le « défend bec et ongles » (Freud) car il en tire un gain de plaisir. Entre une réaction thérapeutique négative, illustrant cette ambivalence, et un succès rapide et trompeur, notre tâche est malaisée.
Qu’entendons-nous alors par « la psychanalyse, ça marche » ? L’effacement du symptôme ? L’accès du patient à ses processus psychiques ? L’émergence concomitante de son intérêt pour la Kulturarbeit ? Prenons-nous toujours la mesure de notre désir d’analyse ? Et celle de notre désir de soigner, de guérir ?
Comme à l’accoutumée, nous mettrons ces questions au travail avec nos invités.
– Mercredi 27 novembre 2019 : Alain LEMOSOF (SPF)
– Mercredi 18 décembre 2019 : Marilia AISENSTEIN (SPP)
– Mercredi 22 janvier 2020 : Françoise DAVOINE (ex-membre de l’EFP)
– Mercredi 26 février 2020 : Marcianne BLÉVIS (SPF)
– Mercredi 18 mars 2020 : Jean-Marie FORGET (ALI)
– Mercredi 22 avril 2020 : Angélique CHRISTAKI (SPF)

 

Rencontres du samedi

Au local de la SPF, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 17h.

Les samedis matin dits « matinées cliniques » seront consacrés à un travail sur la pratique clinique contemporaine. Il s’agira d’y apporter des éléments de notre pratique pour les questionner, les penser ensemble et les mettre en lien avec des repères théoriques.
Samedi 14 décembre 2019 : « Divan ou fauteuil : quand, comment, pourquoi ? »
Samedi 1er février 2020 : « Les constructions dans l’analyse »
Samedi 7 mars 2020 : « L’acte analytique »

Les trois samedis après-midi seront consacrés à la lecture du denier grand texte technique que Freud a publié en 1937, L’Analyse avec fin et l’analyse sans fin. Le découpage de notre lecture sera communiqué ultérieurement.

 

Groupes de travail et de lecture

S’engager dans un travail en groupe permet d’approfondir sa propre élaboration théorique et son approche clinique en lien avec les autres, tout en expérimentant une forme interactive de la transmission.
Ce travail relève, pour chacun, de la construction de sa propre formation. Le Collège vous permet de vous en saisir et constitue un espace privilégié pour initier les échanges nécessaires à la co-création de cette modalité de travail.
Quelques groupes sont déjà constitués, leur nombre n’est pas limité. Ils peuvent se structurer sur des désirs de travail sur un texte, autour d’un auteur, d’une question clinique ou technique, d’un point de métapsychologie, etc. sans restriction.
Ils peuvent également s’articuler au thème plus particulièrement travaillé dans le séminaire du mercredi (la névrose obsessionnelle pour cette année).

 

Samedi d’après-coup

Le samedi 6 juin 2020, de 14h30 à 16h30, au local de la SPF.
Dans l’après-coup de notre année de travail, cette rencontre sera l’occasion de penser en la réinterrogeant la question de la transmission de la psychanalyse d’une part, et la dimension expérimentale et de recherche attachée au Collège d’autre part.
Qu’en attendons-nous et comment notre participation et notre engagement peuvent-ils s’inscrire dans ces espaces de travail ? Comment infléchir le travail à suivre dans le sens des désirs ou des besoins tels que nous pouvons les identifier pour nous-mêmes ?
La pratique de la psychanalyse et sa transmission imposent un échange vivant
qui fasse entendre le rapport de la parole à la lettre de l’inconscient. Il s’agit d’une visée toujours en devenir et qui se nourrit des apports respectifs des participants aux activités du Collège.