Philippe PORRET

8, rue Joseph Chanrion
38000 Grenoble
Tél. : 06 73 90 63 52
philippe.porret@gmail.com

En collaboration avec Estelle PORRET
estelleporret75@gmail.com

Le 2e mardi du mois
à 20h30
8, rue Joseph Chanrion, 38000 Grenoble
1re réunion le 9 octobre

« Nous naissons, pour ainsi dire, provisoirement, quelque part ; c’est peu à peu que nous composons en nous le lieu de notre origine, pour y naître après-coup, et chaque jour plus définitivement », Rainer Maria Rilke, Lettres milanaises, 23 janvier 1923. Cette intuition de Rilke fait entendre une complexité clinique, celle qu’ouvrent ces va-et-vient du temps, au fil d’un événement, d’un rêve, d’une péripétie de la vie amoureuse. Elle amène chacun à s’intéresser à ce qui assemble son origine, la construit en une fondation fragile. Sans doute parce qu’il n’est guère possible d’être simultanément fruit et arbre. Freud donnera à la notion de scène primitive un caractère fantasmatique, entre conscience et inconscient, au gré du refoulement ; et de l’avenir qu’il ouvre.

La scène primitive et ses traductions inconscientes dans le rêve, les fantasmes, ont-ils à voir avec les processus de séparation qui jalonnent une existence ? N’apparaît-elle pas convoquée dans le temps de la fin de l’analyse, comme dans le processus de création artistique ? Il est nécessaire aujourd’hui de reconsidérer ce que le fondateur de la psychanalyse n’hésitait pas à envisager comme un fantasme originaire, une manière d’écriture des fondements conscients et inconscients d’un humain ; de ce qui l’assemble, le relie et l’anime. Détermination, élan, discours ? La question est très actuelle, tant au regard des capacités nouvelles de la « procréatique » que plus quotidiennement au fil de la clinique où ce qui ferait origine pour un sujet est rencontré : pendant une grossesse, après une naissance ou plus tard.

On l’aura compris, ce séminaire de recherche et de relecture s’adresse à celles et ceux que ces questions concernent dans leur exercice professionnel, qu’ils soient psychanalystes ou non.

On s’inscrit en nous écrivant.