Caroline GROS

12, rue Fargès
13008 Marseille
caroline.gros3@wanadoo.fr

En collaboration avec
François DE GANDT

Laurent JAMES

27, rue du Petit Musc
75004 Paris
laurentjames@hotmail.fr

Le 2e vendredi du mois
à 21h
au local
1re réunion le 12 octobre
12/10, 09/11, 14/12, 11/01, 08/02, 08/03, 12/04, 10/05, 14/06

Nous proposons de poursuivre cette année notre exploration des différents modes de temporalité psychique à la lumière du cas Ellen West de Ludwig Binswanger jusqu’alors inédit en français (Le Cas Ellen West. Schizophrénie. Deuxième étude, Gallimard, 2016). Il s’agit de mettre au jour l’approche originale de la temporalité de Binswanger déterminée par ses emprunts à Husserl, notamment les notions de synthèses passives, de rétention, de présentation et de protention, et de mettre en lumière, à partir de Heidegger et du projet-de-monde, le sens de la temporalité de l’existant.

Dans son introduction au recueil Schizophrénie, Binswanger écrit : « Ce qui fait de l’existence de tous nos malades une torture et leur rend la vie pleine de souffrance, c’est qu’ils ne parviennent pas à s’accommoder de l’inconséquence de l’expérience, de son désordre, mais cherchent constamment des solutions pour rétablir l’ordre perturbé. » En prenant appui sur la lecture de ce cas, nous poursuivrons le travail relatif au sens de la temporalité de l’existant et au trouble de la permanence de l’objet tel qu’il se manifeste dans la clinique psychiatrique et psychanalytique.

En contrepoint des analyses de textes, une situation clinique sera présentée et discutée : comment la cure transforme-t-elle les modes de temporalité psychique du patient dans son rapport au monde, ce qui veut dire dans son style d’existence ?

Pour s’inscrire, écrire à l’un d’entre nous.