Caroline GROS

12, rue Fargès
13008 Marseille
caroline.gros3@wanadoo.fr

Laurent JAMES

27, rue du Petit Musc
75004 Paris
laurentjames@hotmail.fr

Le 2e vendredi du mois
à 20h45
au local et par Zoom
1re réunion le 8 octobre
08/10, 12/11, 10/12, 14/01, 11/02, 11/03, 08/04, 13/05, 10/06
La psychanalyse et l’analyse existentielle sont des modalités d’expérience qui diffèrent l’une de l’autre “comme le jour et la nuit” (Ludwig Binswanger, “Analyse existentielle et psychothérapie” II (1958) in Introduction à l’analyse existentielle, Éditions de Minuit, 1971).
En quoi faire l’expérience du cycle complet du jour et de la nuit nécessite-t-il de faire l’expérience des deux disciplines, de leurs visées respectives, de leurs points limites et de leurs points aveugles ?
L’analyse existentielle n’a pas d’autonomie sur le plan de la technique psycho-thérapeutique. Elle est redevable de “l’immense savoir” mis à disposition par la psychanalyse : “un savoir concret et un pouvoir artisanal”.
Nous voudrions parcourir leurs démarches afin de saisir les points d’achoppement et d’ajustement. Du côté de Freud, nous approfondirons la notion de transfert et d’attention également “flottante” (“La dynamique du transfert”, “Conseils aux médecins”, 1912) et, du côté de Binswanger, celles de “partenariat” et de “rencontre”, telles qu’elles apparaissent dans ses travaux tardifs sur la psychothérapie, qui abordent d’un point de vue phénoménologique “la conséquence de l’expérience”.
Nous lirons également les cours que Michel Foucault a consacrés à Binswanger en 1952-54, Binswanger et l’analyse existentielle (Seuil/Gallimard, 2021).
Ce que Binswanger, à la suite de Heidegger, nomme Dasein déplace la question de l’inconscient telle qu’elle est posée depuis et après Freud. Que devient l’inconscient au cours de ce déplacement ?

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