Caroline GROS
12, rue Fargès
13008 Marseille
caroline.gros3@wanadoo.fr
Laurent JAMES
27, rue du Petit Musc
75004 Paris
laurentjames@hotmail.fr

Les 1er ou 2e vendredi du mois
à 20h45
au local
1re réunion le 11 septembre
11/09, 9/10, 13/11, 11/12, 8/01,
5/02, 12/03, 9/04, 7/05, 11/06

La question de la confiance est primordiale. Elle est inscrite dans la couche originaire de l’expérience, dans le rapport à la vie, au monde, aux autres. Husserl parle de l’Ur-doxa, de la foi originaire, qui constitue « le sol universel de la croyance au monde ». L’Ur-doxa est avant tout confiance.
Que se passe-t-il quand la confiance défaille, quand la fiabilité du monde environnant fait défaut par le truchement et sous le primat d’un événement traumatique qui rompt la continuité de l’expérience ? Doit-on aménager la cure pour ceux qui ont eu à subir des traumas extrêmes ? Existe-t-il dans le champ analytique une phénoménologie du trauma transgénérationnel ? Et peut-on y voir une cause de l’exil hors de la confiance naïve dans le monde ?
Comment s’en sortir ? est le titre d’un ouvrage de Sarah Kofman aux prises avec un dénouement aporétique dans sa propre cure. Georges Perec, écrivant sur la psychanalyse qu’il fit de 1971 à 1975 avec Jean-Bertrand Pontalis (”Les lieux d’une ruse” in Penser/Classer, Seuil, 2003) évoque cette « écriture carapace derrière laquelle je masquais mon désir d’écriture ». Rachel Rosenblum souligne les identités d’emprunt, les identités écran ou carapace qui préservent la survie après le trauma.
Quelles sont les manières de dire et de faire après le trauma ? Quelles sont les manières de se frayer un chemin à partir de l’innommable sans se laisser submerger ?
Nous recevrons Janine Altounian (L’effacement des lieux, PUF, 2019, La survivance, PUF, 2000) et Rachel Rosenblum (Mourir d’écrire ?, PUF, 2019) qui nous feront part de leur travaux et expériences cliniques.

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