Michel CRESTA

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Caroline TILLON

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Un samedi tous les deux mois
à Nantes
à partir de septembre

« L’image ne nous laisse jamais hors de cause… »
Maurice Blanchot

C’est à partir du beau texte de Patrick Lacoste, L’Étrange cas du Professeur M. Psychanalyse à l’écran (Gallimard, 1990),que nous essaierons de confronter les rhétoriques de l’image cinématographique et la mise en perspective des créations oniriques de L’Interprétation du rêve. Le livre, en effet, retrace la saga du premier film psychanalytique à partir d’un récit de cas de Freud, réalisé en 1925 par G.W. Pabst (L’Aurore, la Rue sans joie, Loulou…), intitulé Les Mystères d’une âme, sous les auspices de Karl Abraham et Hans Sachs.

Une simple approche du très célèbre Freud, passions secrètes de John Huston (1962) à partir du scénario de Jean-Paul Sartre, montre à l’évidence l’immensité du malentendu entre la clinique psychanalytique, l’idéologie dominante d’une époque et leur représentation fantastique au cinéma. Notons au passage que Montgomery Clift, incarnant Freud à l’écran, était par ailleurs en analyse et luttait entre autres contre une forte dépendance à la cocaïne. Sartre était ouvertement ennemi de la psychanalyse freudienne et Huston fasciné par l’hypnose !

Lorsque Karl Abraham fit part à Freud du projet de film psychanalytique dans sa lettre du 7 juin 1925, la réponse ne tarda pas : « Le fameux projet ne me plaît pas […] Il ne me paraît pas possible de faire de nos abstractions une présentation plastique qui se respecte tant soit peu […] », lettre du 9 juin 1925. Malgré le désaveu de Freud, le film fut tourné.

Pour l’année 2018-2019, nous prévoyons de visionnerLes Mystères d’une âme de G.W. Pabst (1925), La Grande Horlogede John Farrow (1948)et Macbeth d’Orson Welles (1948).

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