Éliane ALLOUCH

10, rue Érard
75012 Paris
Tél. : 01 43 43 65 17 – 06 42 27 09 20

Le 4e jeudi du mois
à 21h15
au local
1re réunion le 26 septembre

La question du corps revient régulièrement dans le débat psychanalytique, mais surtout côté psyché : « Psyché est étendue, n’en sait rien » (Abrégé de la psychanalyse, Freud, 1938), « Psyché est corporelle, ne le sait pas ! » (« Psyché et la différence des sexes », Françoise Coblence, 2013). Je propose d’inverser le point de vue et de prendre le corps comme angle d’attaque.
Ainsi, qu’en est-il pour la psychanalyse, les analystes et les analysants, du corps : du mouvement, des sensations, de la voix, du vêtement, du tatouage, de la beauté, de la sexualité, des symptômes… de la mort ? Autrement dit, qu’en est-il de la corporéité et/ou de la pensée plastique et figurative ? Ou bien encore, comment le sujet « se fabrique-t-il » un corps ?
Il sera bien entendu question de la constitution du lien corps/psyché après Descartes et de notre tenace imprégnation dualiste occidentale. La conversion hystérique a fait dire à Freud qu’il s’agissait « d’un saut du psychique dans le somatique ». Par ailleurs, il considérait que « les pulsions auto-érotiques existent dès l’origine » (« Pour introduire le narcissisme », 1914). Aujourd’hui, l’autisme, les psychoses infantiles, les somatisations graves, les addictions, voire l’épilepsie, imposent la prise en compte de l’érogénisation du corps en ses prémisses. Des auteurs postérieurs à Freud seront convoqués pour approfondir ces problématiques portant sur le corps et le corporel rencontrées dans la pratique analytique.
Cette étude abordera également le corps en tant qu’objet de projection dans les arts plastiques et figuratifs ainsi que dans la littérature : Lautréamont, Proust, Artaud, Michaux… Des exemples cliniques viendront nourrir et relancer la réflexion.

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