Martine BACHERICH

57, rue de l’Université
75007 Paris
Tél. : 01 45 44 21 00
martinegranoff@gmail.com

Monique DAVID-MÉNARD

29, place du Marché Saint-Honoré
75001 Paris
Tél. : 01 42 96 25 69
mo.davidmenard@gmail.com

Le 1er mercredi du mois
à 21h
au local
1re réunion le 3 octobre

Qu’appelle-t-on vérité dans la clinique psychanalytique ? On aborde la plupart du temps cette question à partir de l’acte d’interpréter : dans Constructions dans l’analyse, Freud s’interroge sur les preuves qu’un analyste peut avoir de la justesse de son interprétation dans la situation de transfert. Ou bien, on insiste sur le fait que la vérité, comme disait Lacan, a une structure de fiction, ou encore que la vérité en psychanalyse ne peut que se mi-dire, et qu’en cela consiste l’affinité de l’inconscient au langage.

Une autre piste (ou dérive) consiste à abandonner l’expérience clinique à sa supposée résistance à tout savoir articulé, l’acte analytique n’étant attestable et transmissible qu’après-coup. Telle était la visée de la passe selon Alain Badiou (Il n’y a pas de rapport sexuel, Alain Badiou, Barbara Cassin, Fayard).

Mais pourquoi abandonner la clinique à l’impensable ? Ne convient-il pas, plutôt, de se demander si la psychanalyse n’est pas l’une des pratiques et l’un des savoirs dans lesquels l’ordre de vérité qu’elle promeut est le corrélat du site, du terrain qu’elle instaure. Or, plusieurs terrains nouveaux existent actuellement pour la psychanalyse. Nous pouvons les décrire. Quand on aborde la question de la vérité à partir du critère de l’universalité, y compris logique, on ne tient pas compte du fait que la production d’une vérité est liée à un site.

De plus, il vaut mieux comparer la clinique en psychanalyse à d’autres cliniques, au terrain anthropologique (Marc Abélès, Penser au-delà de l’État, Belin), à l’enquête sociologique (Jean-Claude Passeron « L’espace mental de l’enquête », Revue Enquête, nos 1-3) ou encore à l’expérience des écrivains qui font « bégayer la langue » (Deleuze, Critique et clinique, Minuit).

Nous proposons, dans ce séminaire, non pas seulement de « partir de la clinique » comme on dit, mais… d’y séjourner !

Ce séminaire accueillera des collègues de la SPF, et aussi des cliniciens « d’ailleurs ». Intervenants pressentis : Pascale Bonnemère (directrice de recherche au CNRS, anthropologue), Daniel Delanoë (psychiatre, psychothérapeute, anthropologue, INSERM, université Paris V), Annie Tardits (psychanalyste, membre de l’École de Psychanalyse Sigmund Freud). Les dates d’intervention de ces collègues seront précisées le 3 octobre.

On s’inscrit en nous écrivant.