Salle de la Basilique, Grenoble (entrée face à la gare)

Pourquoi lire aujourd’hui L’Homme Moïse et la religion monothéiste, un texte inhabituel dans ses reprises, ses remaniements et dont « l’énigme » est le dernier mot ?
Après Totem et Tabou, après L’Avenir d’une illusion et Malaise dans la civilisation, qu’ajoute ce dernier texte ? Avec la figure de l’homme Moïse égyptien, que nous dit Freud de son rapport à la communauté analytique en tant que père fondateur ? Alors que la mort le guette et que l’horreur nazie le contraint à l’exil, que nous dit-il de son rapport à la fonction paternelle, à la parole, mais aussi de son rapport au maternel ?
Que nous transmet l’homme de science ? Serait-ce avec l’énigme, une promesse ? De même que l’infantile doit disparaître, le livre est une métaphore du développement psychique : Moïse devient le signifiant de la métaphore paternelle. Un « travail de civilisation » (Kulturarbeit) sans fin, toujours à l’œuvre.

Comité d’organisation : Édith BÉGUIN, Isabelle PIBAROT, Jean PIBAROT