À l’Association du Quartier Notre-Dame-des-Champs et sur Zoom
92 bis boulevard du Montparnasse, 75014 Paris

L’inscription est obligatoire
Inscription et paiement en ligne sur Hello Asso
– Membres et aux auditeurs libres de la SPF : participation incluse dans la cotisation
– Inscriptions extérieures en présentiel et sur Zoom : 30 € – Étudiants : 10 €

Hannah Arendt évoquait « les sombres temps » : temps dans lesquels nous ne nous sentons plus « éclairés » selon l’ordre des raisons, ni « radieux » selon l’ordre des affects. L’expérience de l’incertitude paroxystique que nous traversons et qui désarme en premier lieu notre jeunesse nous fait rapprocher deux mondes le plus souvent séparés : l’Histoire et la psychanalyse ; deux disciplines qui pourraient peut-être, en dialogue, mieux nous aider à lire notre Réel.
La relation entre les fondamentaux de la pensée freudienne (pulsion, fantasme, identification) et le contexte social, culturel et politique n’a jamais été facilement établie. L’inconscient supporte-t-il des invariants depuis la nuit des temps ? Dans Psychologie des foules et analyse du moi, Freud aborde la question sur un terrain qui n’est pas que « mythe scientifique » comme il dira lui-même pour Totem et Tabou. Lacan proposera une clinique des discours et préviendra du changement opéré par celui du capitalisme dans l’économie psychique. Mais pour l’essentiel, la psychanalyse garde le plus souvent une prévalence pour un structuralisme peu soucieux des processus historiques. Proposons néanmoins que la question cruciale du « faire récit » devrait réconcilier l’Histoire et la psychanalyse.
Lors de cette journée, ces questions seront discutées avec des historiens : Hervé Mazurel, qui met en perspective ces sujets dans L’inconscient ou l’oubli de l’histoire ; Nicole Edelman, qui défend la découverte freudienne contre le scientisme ambiant dans L’avènement de la psychanalyse. Et aussi des spécialistes de l’histoire sociale et de l’histoire de la psychiatrie : Jean-Christophe Coffin, Samuel Boussion et Mathias Gardet. Leur présence est indispensable pour réfléchir à l’affaissement considérable de la place de l’histoire de la psychopathologie, de la nosographie et de la casuistique dans la formation des jeunes praticiens. Structure et processus, mémoire de l’inconscient et mémoire historique seront revisités
La journée sera présidée par Patrick Guyomard.

La programme sera diffusé ultérieurement.

Comité d’organisation
Marie-José DURIEUX, Ilaria PIRONE, Florence REZNIK, Jean-Jacques TYSZLER