Discussion autour de Freud, Lacan et Derrida
Isabelle ALFANDARY, Élise LAMY-RESTED
Samedi 16 décembre 2017

Au local, à 16 heures
Entrée libre

Le groupe « Freud-Derrida », en association avec l’IHEP (Institut des Hautes Études en Psychanalyse), vous propose d’assister à une discussion autour de Freud, Lacan et Derrida entre Isabelle ALFANDARY, auteure de Derrida-Lacan, et Élise LAMY-RESTED, auteure d’Excès de vie, Derrida…, discussion qui sera animée par Monique DAVID-MÉNARD.

Entre psychanalyse, écriture et politique, ces échanges éclaireront ce qui se sera joué entre ces trois penseurs, et la nécessité de reprendre le fil de cette histoire dans la perspective d’une psychanalyse à venir.

Derrida-Lacan (Hermann, 2016)
Jacques Derrida et Jacques Lacan se seront peu fréquentés, auront peu échangé, si l’on s’en tient du moins à la stricte biographie. Une relation pourtant les lie qui intéresse dans leurs œuvres respectives le statut singulier et fondateur de la trace et de la lettre. La psychanalyse n’a pas cessé de hanter la pensée de Derrida, la figure de Lacan y étant fréquemment convoquée. Lacan quant à lui a croisé le fer tout au long de son enseignement avec l’histoire de la philosophie, se gardant de prononcer le nom de Derrida qu’incontestablement il avait lu : entre psychanalyse et déconstruction des intuitions communes, des pratiques affines, des liens intimes et complexes méritent d’être examinés au prisme de la question de l’écriture et à la lumière de la pensée freudienne, dont la lecture inspire et informe l’œuvre de Lacan comme celle de Derrida, les partage et les oppose irréductiblement.
Présentation du livre sur le site Place des libraires

Excès de vie, Derrida… (Kime, 2017)
Plus de 10 ans après sa mort, Derrida est-il un philosophe qui peut nous aider à penser ce qui nous arrive ? Résolument oui. La pensée de Derrida est toujours d’une brûlante actualité à condition de savoir la lire. Cet essai l’explicite en interrogeant à travers « l’excès de vie », cet étrange concept de « spectre » qui fait de la philosophie derridienne une philosophie inouïe, pour ne pas dire une philosophie de l’inouï. Comment penser le spectre ? Voici un concept peu philosophique qui travaille de manière absolument inédite toute la philosophie derridienne. La philosophie de Derrida est un « corps spectral » dont cet essai reconstitue les articulations. En montrant que la déconstruction peut être pensée comme le résultat de la jonction improbable de l’intentionnalité husserlienne (ou du présent-vivant) et de la compulsion de répétition freudienne, il laisse ressurgir un sur-vivant qui, bien loin de porter la mort, excède la vie présente pour se projeter vers l’à venir. De manière tout à fait inattendue, une telle approche permet tout d’abord de comprendre comment la philosophie derridienne s’inscrit dans la tradition philosophique tout en la déconstruisant, pour l’ouvrir sur son dehors. Elle permet enfin et surtout, de saisir la grande cohérence de la pensée de Derrida, qui a profondément renouvelé notre réflexion sur des sujets pour le coup très classiques en philosophie, comme la technique, la virtualité, la politique et l’éthique.
Présentation du livre sur le site Place des libraires