La méthode analytique et le travail psychanalytique. Entre transmissible et intransmissible

Victor AZOULAY
59, rue Saint-Didier
75116 Paris
Tél. : 06 11 22 80 22
vicazoulay@free.fr
Le 4e mercredi du mois
à 21h00
au local
1re réunion le 27 septembre
27/09, 22/11, 24/01, 28/03, 23/05, 27/06

L’écriture aura toute son importance quant à la « transmissibilité-intransmissibilité de la psychanalyse ». L’écriture des textes fondateurs de la méthode en tant que pratique et leur évolution dans le développement de l’édifice freudien en témoignent. Ainsi, « L’Interprétation du rêve » procède d’une écriture, celle de Freud le découvreur. Cette œuvre fondamentale promeut à la fois une nouvelle méthode et une nouvelle théorie : la méthode est celle de l’analyse et des associations ; la théorie est la théorie de l’accomplissement de souhait.

Les fréquentes références à l’écriture des grands auteurs littéraires, Goethe, Schiller, Heine, Shakespeare et d’autres comme Léonard de Vinci, révèlent tout l’intérêt que Freud, le « Dichter », accorde à l’écriture sous toutes ses formes tout au long de son œuvre, depuis « Die Traumdeutung » jusqu’à « L’Homme Moïse et la religion monothéiste » et « l’Abrégé ». Fasciné par la « Gradiva », la fiction de W. Jensen, Freud lui a consacré un livre d’une importance exceptionnelle à la fois pour la théorie analytique et pour la critique littéraire : le chercheur passionné « ferait-il de la littérature l’espace qui recueille ce qu’il ne parvient pas à dire…, ce qui reste en attente de formulation ? », nous signale Jean Bellemin-Noël dans sa lecture de « L’Ombrelle rouge »… L’écriture tient donc un rôle important dans la transmission de l’analyse.

L’analyste passionné, à la fois par le travail d’écriture et par le désir de transmettre la scientificité de la théorie analytique, se situerait donc entre travail d’écriture et transmission.
 
Séminaire ouvert. On s’inscrit en m’écrivant ou en me téléphonant.