La cure à l’épreuve du négatif, défaillance du narcissisme de base et contre-transfert

Patricia ROSSI
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Un lundi par mois
à 20h30
La Boate
35, rue de la Paix, 13001 Marseille
09/10, 13/11, 11/12, 08/01, 12/02,
12/03, 09/04, 28/05, 25/06

Nous entendons par négatif les processus de déliaison et de désintrication pulsionnelle entravant la mise en place de la névrose de transfert. La destructivité et l’agressivité, qui en sont des modalités d’expression, nous conduisent sur les traces carentielles de la fonction matricielle de l’environnement primitif dont le sujet porte les stigmates psychiques et somatiques en tant que rencontre avec le réel (tuché).
Ces forces négatives, qui malmènent la dynamique de la cure, mettent à mal l’analyste et l’éprouvent jusqu’à la défaillance – non sans angoisse – en réveillant haine et cruauté. Celles-ci sont à métaboliser – travail psychique du contre-transfert transformant la tendance à la destruction en potentiel de liaison – en puisant aux sources archaïques jusqu’à un certain point de rebroussement où le masochisme originaire, gardien de vie, œuvre pour la réintrication pulsionnelle. Par ce circuit qui acte le désir en tant que désir de l’Autre, se reconnaît l’éthique du Nebenmensch, dont la sollicitude comme soin donné sera souci visant l’éprouvé de Befriedigung, soit d’apaisement, favorisant le mécanisme d’introjection essentiel à la maturation du narcissisme primaire du sujet.
La trouvaille de Sabina Spielrein, « la destruction comme cause du devenir » par nécessité de dégagement de l’impasse dans sa propre cure avec Jung, nous est alors précieuse. Si Freud identifie, une décennie plus tard, les fondements à sa conceptualisation de la pulsion de mort comme opérateur de la répétition et de la réaction thérapeutique négative, Ferenczi y a reconnu bien plus tôt son potentiel fertilisant « rien que la pulsion de vie ».
Après avoir investigué la dynamique transférentielle et contre-transférentielle dans la cure de l’Homme aux loups, nous reprendrons cette année les notes de Ferenczi de 1932 pour dégager ce que l’émergence de la notion de relation d’objet doit à sa clinique des cas difficiles. Nous ne manquerons pas de prendre appui sur le tournant de 1922, ni de mettre en perspective l’évolution de la technique à laquelle — dans la poursuite des avancées de Ferenczi — ont contribué Alice et Michael Balint avec notamment leur théorisation de « l’amour primaire » et du « défaut fondamental ».
 
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