La clinique psychanalytique aux âges clés de la vie

Catherine BERGERET-AMSELEK
59, boulevard des Invalides
75007 Paris
Tél. – Fax : 01 45 67 64 68 – 06 22 81 36 67
cbergeretams@free.fr

Le 3e lundi du mois
à 20h45
au local
1re réunion le 16 octobre

Régression – Transfert(s) – Relation

 
Après avoir exploré les crises existentielles de l’aube au crépuscule de la vie, suivant une chronologie fictive pour l’inconscient qui ignore le temps, ce séminaire propose pour sa onzième année d’approfondir ce qui serait « une clinique de l’archaïque ».
Nous avons décrypté les ruptures et renaissances successives inhérentes à notre évolution, nous obligeant à un remaniement identitaire permanent, qu’il soit factuel ou ontologique. Nous avons vu combien ces « points forts » provoquent une régression curative, parfois périlleuse pour l’analysant et pour l’analyste, mais se soldant par une évolution fondamentale. Ainsi, dans le meilleur des cas, un travail analytique peut permettre la reprise d’un travail d’intégration bloqué. Mais parfois, les résistances de l’analyste peuvent aussi empêcher ce travail, d’où l’importance d’une auto-analyse permanente pour l’analyste.
À travers des textes de Winnicott, Ferenczi, Little, Balint, Khan et Searles, nous avons mis en jeu un certain nombre de questions les ramenant toujours à nos pratiques : existe-t-il plusieurs formes de régression ? Peut-il y avoir cure analytique sans régression ? Quelles sont les caractéristiques des transferts (transferts archaïques ? prégénitaux ? œdipiens ?) ? N’est-il pas important de distinguer transferts et relation ? Quel est alors le statut de l’interprétation ? Qu’est-ce qui fait analyse ?
Est-on analyste tout le long d’une cure ? Quelle est l’importance du désir de l’analyste et du cadre (cadre imaginaire, symbolique et réel) ?
Tout en gardant à l’esprit une théorie de la maturation comme guide de notre pratique clinique, nous référant en cela à Winnicott, nous continuerons à interroger les travaux d’Harold Searles en mettant l’accent sur l’un de ses ouvrages essentiels, L’Environnement non humain, ce qui nous amènera à aborder la clinique de l’autisme, où l’archaïque émerge tout particulièrement impliquant l’analyste dans le feu des transferts, l’obligeant à explorer sa propre part autistique et à vaciller parfois dans son identité d’analyste.
Comme les années précédentes, nous accueillerons des invités de différentes écoles et d’horizons divers, dont les travaux originaux pourront nous faire progresser dans notre réflexion.
L’implication active des participants à ce séminaire est indispensable, des lectures seront indiquées au fur et à mesure de notre avancée.
 
Pour s’inscrire, merci de me téléphoner après 21 heures ou de m’envoyer un mail.