La bisexualité. Féminin et masculin dans le trajet des cures

Monique DAVID-MÉNARD
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75001 Paris
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Martine BACHERICH
57, rue de l’Université
75007 Paris
Tél. : 01 45 44 21 00
martinegranoff@gmail.com

Le 4e jeudi du mois
à 21h00
au local
1re réunion le 28 septembre

La psychanalyse « se tient sur un terrain commun (« gemeisamen Boden ») avec la biologie en prenant pour présupposé une bisexualité originelle de l’individu humain (aussi bien qu’animal). Mais quant à l’essence de ce qu’on nomme au sens conventionnel ou au sens biologique « masculin » et « féminin », la psychanalyse ne peut l’élucider, elle prend en charge (« übernimmt ») les deux concepts et les met à la base de ses travaux. » Freud, « De la psychogenèse d’un cas d’homosexualité », 1920 (« OCF.P », XV, PUF, 2002).

Nous chercherons comment, au cours d’une cure, « masculin » et « féminin » sont convoqués par les analysants, que leurs choix d’objets soient hétérosexuels ou homosexuels, et comment ils se transforment.

Nous nous sommes demandé si la référence de Freud à la biologie de la bisexualité, donnée ici comme une évidence, est ou non indispensable pour comprendre les cures. Ou bien, s’il ne s’agirait pas chaque fois, lorsque Freud convoque la bisexualité comme « sol biologique commun », d’une répétition, chargée d’admiration et de haine à la fois, de son rapport à Fliess. Nous avons exploré aussi ce qu’on gagne et ce qu’on perd à parler de « bisexualité psychique » et à convoquer la notion d’archaïque pour élucider comment se décide la sexuation et comment elle se transforme (si elle se transforme) dans le processus des cures.

Cette année, nous réfléchirons à l’ordre de vérité qui se forge dans ce registre qui se tisse entre sexuation et fantasme. Y compris à l’heure où déferle, dans certains lieux, la « postvérité ».

 
On s’inscrit en nous écrivant.